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Mitoyenjournal de l'immobilier

Rubrique 01 · Acheter

Acheter un bien immobilier : le parcours, du coup de cœur à l’acte

Du premier coup de cœur à la signature chez le notaire.

Mis à jour le 27 septembre 2026
Main tenant un trousseau de plusieurs clés de maison
Photo Pexels / Jakub Zerdzicki

Acheter un bien immobilier se fait en cinq temps : fixer son budget, trouver et vérifier le logement, faire une offre d’achat, signer un avant-contrat (compromis ou promesse) qui ouvre à l’acheteur un délai de rétractation de 10 jours, puis signer l’acte authentique chez le notaire, généralement quelques mois plus tard. Dans un département au taux de 5 %, comme la Moselle, droits de mutation et rémunération du notaire représentent environ 7,5 % du prix d’une maison ancienne à 200 000 €, avant débours.

Quelles sont les étapes pour acheter un bien immobilier ?

Il y a toujours ce moment, pendant une visite, où l’on se surprend à placer ses meubles dans une pièce qui n’est pas encore à soi. Le coup de cœur est le début du parcours, pas sa conclusion. Entre ce premier frisson et la remise des clés, un achat dans l’ancien suit un enchaînement assez stable, que l’ANIL résume en cinq grandes étapes et que l’on peut détailler ainsi.

  1. Chiffrer son budget. Capacité d’emprunt, apport, frais d’acquisition et coûts de possession : tout se calcule avant la première visite, sans quoi l’on visite des biens que l’on ne pourra pas acheter.
  2. Chercher et visiter. Plusieurs visites à des heures différentes, les diagnostics sous les yeux, les charges et la taxe foncière demandées dès le départ.
  3. Faire une offre d’achat. Un écrit daté, un prix, une durée de validité, vos conditions. Elle vous engage dès que le vendeur la reçoit.
  4. Signer l’avant-contrat. Compromis ou promesse unilatérale, avec les conditions suspensives et, souvent, un dépôt de garantie versé sur un compte séquestre.
  5. Laisser courir la rétractation. Dix jours calendaires à partir du lendemain de la première présentation de la lettre recommandée qui vous notifie l’acte.
  6. Obtenir le prêt. Offre de prêt, délai de réflexion de 10 jours, puis acceptation par courrier.
  7. Signer l’acte authentique. Chez le notaire, prix et frais payés, attestation de propriété remise le jour même.

Cet ordre n’a rien d’une formalité. Chaque étape verrouille la précédente, et chaque retour en arrière coûte plus cher que le précédent : renoncer avant l’offre ne coûte rien, renoncer après les 10 jours de rétractation, hors condition suspensive défaillante, peut vous faire perdre votre dépôt de garantie.

Quel budget prévoir avant de visiter ?

Le budget ne se résume pas au prix affiché. Il additionne le prix net payé au vendeur, les éventuels honoraires d’agence à la charge de l’acquéreur, les frais d’acquisition (les fameux « frais de notaire »), les frais liés au prêt (dossier, garantie, assurance emprunteur) et, très vite, les travaux. Un achat réussi sur le papier peut devenir étouffant si la toiture est à refaire la deuxième année.

Côté crédit, deux bornes encadrent votre capacité d’emprunt. Selon service-public.gouv.fr, le taux d’effort, c’est-à-dire la part de vos revenus consacrée aux mensualités de crédit assurance comprise, ne doit pas dépasser 35 % en principe, et la durée d’un prêt immobilier ne doit généralement pas dépasser 25 ans. Ces règles viennent de la norme du Haut Conseil de stabilité financière, que les banques appliquent avec une petite marge de dérogation. Le détail du calcul, de l’apport et des prêts aidés est traité dans notre rubrique Financer.

Reste la question que tout le monde pose au premier rendez-vous bancaire : faut-il un apport ? Aucun texte n’en impose. Mais les frais d’acquisition, eux, sont payés le jour de l’acte, et un apport qui les couvre rassure le prêteur. Sur une maison ancienne à 200 000 € en Moselle, l’exemple chiffré plus bas aboutit à un peu plus de 15 000 € de droits et d’émoluments. C’est un premier ordre de grandeur utile pour savoir où vous en êtes.

Que vérifier pendant les visites d’un logement ?

Une visite se prépare comme un entretien. Pour un appartement, service-public.gouv.fr recommande de demander le carnet d’entretien de l’immeuble, le montant des charges, les procès-verbaux des dernières assemblées générales et le règlement de copropriété, pour repérer les travaux votés ou dans les tuyaux. Pour une maison, la fiche officielle insiste sur les servitudes, les limites du terrain (un géomètre-expert si elles sont floues), les lots annexes comme le garage ou la cave, et les règles d’urbanisme à consulter en mairie.

Le dossier de diagnostics techniques fourni par le vendeur doit être annexé à l’avant-contrat, mais rien ne vous empêche de le demander dès la visite. Le DPE, valable 10 ans, dit beaucoup du confort d’hiver et des travaux à venir ; l’état des risques, valable 6 mois, dit si la maison est en zone inondable ou minière. La rubrique Diagnostics & travaux détaille chaque document.

Pièce vide et lumineuse d'un appartement, avec un parquet en bois et de larges fenêtres
Une pièce vide se juge sur ses murs, ses fenêtres et ses sols, sans mobilier pour détourner le regard · Photo Pexels / Gustavo Galeano Maz

Les maisons mitoyennes de Moselle-Est

Dans les cités ouvrières et les villages du bassin houiller, beaucoup de maisons sont jumelées ou en bande. Le Code civil (art. 653) présume mitoyen le mur qui sépare deux bâtiments, sauf titre ou marque contraire : son entretien se partage alors avec le voisin. Demandez ce qu’il en est pour le pignon, la gouttière commune, le passage vers le jardin. Ces détails, anodins en visite, deviennent des conversations de voisinage pendant vingt ans.

Comparer les prix quand DVF ne dit rien

Ailleurs en France, la base publique « Demandes de valeurs foncières » de la DGFiP permet de consulter les ventes des cinq dernières années. Elle couvre tout le territoire, à l’exception de l’Alsace, de la Moselle et de Mayotte, précise data.gouv.fr. En Moselle, il faut donc croiser les annonces comparables, les références de ventes qu’un notaire peut consulter et, si vous hésitez, un avis de valeur indépendant. Les particularités du marché mosellan sont traitées dans la rubrique Grand Est & frontaliers.

Comment faire une offre d’achat sans se lier les mains ?

L’offre d’achat n’est pas obligatoire, mais c’est presque toujours par elle que commence la négociation. Elle prend la forme d’un écrit, lettre recommandée ou e-mail, qui précise le bien, le prix proposé, la durée de validité et vos conditions, à commencer par l’obtention du prêt. Service-public.gouv.fr indique une validité courante d’une à deux semaines.

Le piège tient en une phrase : dès que le vendeur a reçu votre offre, vous ne pouvez plus la retirer librement pendant sa durée de validité (Code civil, art. 1116). Et s’il l’accepte telle quelle, il est engagé à vous vendre. Le délai de rétractation de 10 jours ne s’applique pas à l’offre, mais au compromis qui suit. Comment rédiger, quel prix proposer, que faire face à une contre-offre : tout est détaillé dans notre guide de l’offre d’achat immobilier.

Compromis ou promesse de vente : que signez-vous vraiment ?

L’avant-contrat fige l’accord. Le compromis de vente engage les deux parties : le vendeur à vendre, vous à acheter. La promesse unilatérale engage seulement le vendeur, qui vous réserve le bien pendant un délai d’option contre une indemnité d’immobilisation, en pratique de 5 à 10 % du prix selon service-public.gouv.fr. Signée sous seing privé, la promesse unilatérale doit être enregistrée dans les 10 jours, sinon elle est nulle.

Le compromis s’accompagne souvent d’un dépôt de garantie, fréquemment de l’ordre de 10 % du prix, bloqué sur le compte séquestre du notaire. Il vous est rendu si une condition suspensive ne se réalise pas, déduit du prix si la vente se fait, perdu si vous renoncez sans motif légitime une fois la rétractation passée. Les conditions suspensives sont votre filet : prêt, mais aussi permis de construire, absence de servitude gênante, purge du droit de préemption. Elles doivent être précises, datées, chiffrées. Tout ce qui se négocie dans cet acte est détaillé dans notre article sur le compromis de vente.

Délai Durée Point de départ Texte ou source
Rétractation de l’acheteur 10 jours calendaires Lendemain de la 1re présentation de la lettre notifiant l’avant-contrat CCH, art. L271-1
Condition suspensive de prêt 1 mois minimum Signature de l’avant-contrat Code de la consommation, art. L313-41
Réflexion sur l’offre de prêt 10 jours calendaires Lendemain de la réception de l’offre Service-public.gouv.fr
Maintien de l’offre de prêt par la banque 30 jours minimum Réception de l’offre Service-public.gouv.fr
Réponse de la commune au droit de préemption urbain 2 mois Réception de la déclaration d’intention d’aliéner Code de l’urbanisme, art. L213-2
Compromis sous seing privé en Alsace-Moselle 6 mois maximum Signature du compromis, jusqu’à l’acte authentique Service-public.gouv.fr (droit local)

Vigilance

Si vous déclarez acheter sans recourir à un prêt, l’avant-contrat doit porter une mention écrite de votre main par laquelle vous reconnaissez que, si vous empruntez quand même, vous ne pourrez pas invoquer la condition suspensive (Code de la consommation, art. L313-40). Un refus de la banque ne vous libérerait plus : ne signez cette mention que si le financement est réellement assuré sans crédit.

Pourquoi faut-il attendre environ trois mois avant l’acte ?

Aucune loi n’impose trois mois. Le délai entre compromis et acte est librement fixé par les parties, rappelle la fiche de service-public.gouv.fr sur la promesse et le compromis. Mais il additionne des étapes incompressibles : 10 jours de rétractation, le temps d’obtenir l’offre de prêt, 10 jours de réflexion avant de l’accepter, et surtout, en zone de préemption, les 2 mois dont dispose la commune pour répondre à la déclaration d’intention d’aliéner envoyée par le notaire. Pendant ce temps, l’étude réunit l’état hypothécaire (ou l’extrait du livre foncier en Moselle), le certificat d’urbanisme, l’état daté en copropriété.

Additionnez ces délais et vous comprenez pourquoi un acte signé deux à trois mois après le compromis n’a rien d’anormal. Aller plus vite est possible, notamment sans prêt et hors zone de préemption, mais cela se décide avec le notaire, pas contre lui. En Alsace-Moselle, la règle joue dans l’autre sens : un compromis sous signature privée doit être réitéré par acte authentique dans les 6 mois, et les parties ne peuvent pas convenir d’un délai plus long.

Que se passe-t-il le jour de la signature de l’acte authentique ?

Le notaire lit l’acte à voix haute, sur papier ou sur grand écran pour un acte électronique signé à la tablette. Avant ce rendez-vous, il a vérifié l’identité et la capacité des parties, l’origine de propriété, les hypothèques, l’urbanisme et la purge des droits de préemption. Le jour même, vous payez l’intégralité du prix et des frais ; dès 3 000 €, le prix est réglé par virement. Le notaire vous remet une attestation de propriété, le titre définitif arrivant plus tard.

Main tenant un stylo qui signe un document posé sur une table
La signature de l’acte authentique transfère la propriété, après lecture intégrale par le notaire · Photo Pexels / Tima Miroshnichenko

L’ANIL rappelle qu’il faut être assuré dès l’entrée dans le logement et recommande une dernière visite juste avant le rendez-vous, pour vérifier que rien n’a bougé depuis le compromis. Enfin, la vente est publiée. Dans la plupart des départements, cela passe par le service de la publicité foncière. En Moselle, dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, c’est le livre foncier, tenu par les bureaux fonciers rattachés aux cours d’appel de Colmar et de Metz, qui garantit votre droit. Le fonctionnement de ce registre de droit local est expliqué dans la rubrique Grand Est & frontaliers.

Bon réflexe

Demandez au notaire, dès le compromis, un état prévisionnel écrit des frais et la liste des pièces qu’il attend de vous. Une pièce manquante découverte la veille de l’acte (justificatif d’apport, offre de prêt acceptée, procuration) décale le rendez-vous de plusieurs jours, parfois de plusieurs semaines.

Frais de notaire en 2026 : combien allez-vous payer ?

Les « frais de notaire » portent mal leur nom. Pour l’essentiel, ce sont des impôts que le notaire collecte pour le département, la commune et l’État. La loi de finances pour 2025 a autorisé les départements à porter leur taux de 4,50 % à 5 % pour les actes signés entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 2028. Le tableau publié par la DGFiP au 1er juin 2026 montre que la très grande majorité l’ont fait, dont la Moselle, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, les Vosges et la Collectivité européenne d’Alsace.

Exception notable : la hausse ne s’applique pas au primo-accédant, c’est-à-dire, selon le Bulletin officiel des finances publiques, à l’acheteur qui n’a pas été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux années précédant l’achat et qui acquiert un logement destiné à devenir sa résidence principale. En cas d’achat à deux en indivision, chacun est apprécié séparément, à hauteur de sa quote-part.

Composante Taux ou barème 2026 Bénéficiaire
Droit départemental (ancien) 5 % dans la plupart des départements, 4,50 % pour les primo-accédants Département
Taxe communale additionnelle 1,20 % Commune
Frais d’assiette et de recouvrement 2,37 % du droit départemental État
Émoluments du notaire (HT) 3,870 % jusqu’à 6 500 €, 1,596 % jusqu’à 17 000 €, 1,064 % jusqu’à 60 000 €, 0,799 % au-delà, plus TVA à 20 % Notaire
Logement neuf (VEFA) Taux global réduit d’environ 0,71 % Département, État

Sources : DGFiP, tableau des taux au 1er juin 2026 ; economie.gouv.fr, qui mentionne aussi une contribution de sécurité immobilière de 0,1 % (15 € minimum) et les débours du notaire.

Exemple type

Hypothèses : une maison ancienne achetée 200 000 € en Moselle, où le droit départemental est de 5 %. Droit départemental : 10 000 €. Taxe communale (1,20 %) : 2 400 €. Frais d’assiette (2,37 % de 10 000 €) : 237 €. Soit 12 637 € de droits. Émoluments du notaire : 1 995,25 € HT selon le calcul de service-public.gouv.fr, soit 2 394,30 € TTC. Total : 15 031,30 €, environ 7,5 % du prix, avant débours et frais de formalités. Si l’acheteur est primo-accédant et s’installe dans la maison, le droit départemental tombe à 4,50 % : 9 000 €, plus 2 400 € et 213,30 € de frais d’assiette. L’économie atteint 1 023,70 €. Ce calcul est illustratif : seul l’état prévisionnel du notaire fait foi.

Deux leviers existent, modestes. Le notaire peut consentir une remise, plafonnée à 20 %, sur la part de ses émoluments calculée au-delà de 100 000 €. Et le mobilier vendu avec la maison (cuisine équipée amovible, électroménager) peut être isolé dans l’acte, à sa valeur réelle, car il n’entre pas dans l’assiette des droits immobiliers. Gonfler cette liste pour payer moins, en revanche, expose à un redressement.

Après l’achat : taxe foncière, assurance et vices cachés

Devenir propriétaire, c’est aussi hériter d’échéances. La taxe foncière est due par celui qui est propriétaire au 1er janvier de l’année : l’année de l’achat, c’est donc le vendeur qui la reçoit, et l’acte prévoit en général que vous lui en remboursiez la part correspondant à la période où vous occupez le bien. Montant, calcul et exonérations sont détaillés dans notre article sur la taxe foncière.

Si le logement se révèle affecté d’un défaut grave, caché et antérieur à la vente, la garantie des vices cachés (Code civil, art. 1641) permet d’agir dans les deux ans suivant la découverte du vice (art. 1648). Entre particuliers, les actes contiennent souvent une clause qui exclut cette garantie, mais elle tombe si le vendeur connaissait le défaut. Comment le prouver, qui mandater, quels délais tenir : c’est l’objet de notre dossier sur le vice caché d’une maison.

Quels pièges éviter lors d’un achat immobilier ?

Les litiges les plus fréquents naissent rarement d’une fraude spectaculaire. Ils viennent d’une signature trop rapide, d’un document lu en diagonale, d’une condition mal écrite. Quelques pièges reviennent sans cesse.

La condition de prêt trop vague. Une clause « sous réserve de financement » sans montant, durée ni taux maximal se discute devant un juge. Écrivez les trois. Les travaux de copropriété déjà votés. Les procès-verbaux d’assemblée générale disent qui paiera le ravalement voté l’an dernier : lisez-les avant l’offre, pas après le compromis. La surface. Pour un lot de copropriété, la surface privative doit figurer dans l’avant-contrat ; pour une maison, le vendeur n’est pas tenu de la mesurer, et une surface « annoncée » n’engage personne. Le budget travaux sous-estimé. Un DPE classé F ou G annonce des dépenses et, si vous comptiez louer, des interdictions de mise en location déjà en vigueur ou programmées. Faites chiffrer avant de signer.

Dernier piège, plus discret : croire que tout se rattrape pendant les 10 jours de rétractation. Ce délai protège contre un regret, pas contre un problème découvert trois semaines plus tard. Ce qui n’est pas vérifié avant le compromis se traite, ensuite, par voie de négociation ou de contentieux.

Quand consulter un professionnel

Le notaire est obligatoire pour l’acte authentique, mais vous pouvez le consulter dès l’offre, et choisir le vôtre même si le vendeur a le sien : les émoluments sont alors partagés entre les deux études, sans surcoût. Consultez l’ADIL de votre département (adil.org) pour relire gratuitement un compromis, vérifier une condition suspensive ou votre statut de primo-accédant. Faites appel à un diagnostiqueur certifié ou à un architecte si le DPE, l’état de la charpente ou l’humidité vous inquiètent, à un géomètre-expert si les limites du terrain sont incertaines, et à un avocat en droit immobilier dès qu’un vendeur refuse de signer après un accord ou qu’un vice apparaît.

Questions fréquentes

Est-il judicieux d’acheter un bien immobilier en ce moment ?

La réponse dépend moins du calendrier national que de votre durée de détention. Les frais d’acquisition, autour de 7,5 % du prix dans l’ancien au taux de 5 %, sont perdus si vous revendez vite. Plus vous comptez rester longtemps, plus ils s’amortissent. Comparez aussi la mensualité du crédit avec votre loyer actuel, en ajoutant taxe foncière, charges et entretien.

Quel apport pour une maison à 200 000 € ?

Aucune loi n’impose d’apport minimal. En pratique, les frais d’acquisition, un peu plus de 15 000 € pour une maison ancienne à 200 000 € dans un département à 5 %, sont les premiers que l’on vous demandera de couvrir. Au-delà, c’est votre taux d’effort, plafonné en principe à 35 % des revenus, qui fixe ce que la banque acceptera de prêter.

Peut-on acheter sans signer de compromis de vente ?

Oui. L’avant-contrat n’est pas obligatoire : vendeur et acheteur peuvent aller directement à l’acte authentique. Dans ce cas, l’acheteur bénéficie d’un délai de réflexion de 10 jours à compter de la remise du projet d’acte par le notaire, pendant lequel l’acte ne peut pas être signé ni aucune somme réclamée. C’est rare quand un prêt est nécessaire.

Le vendeur peut-il se rétracter après le compromis ?

Non, sauf si l’acte lui réserve expressément une faculté de dédit. Le délai de rétractation de 10 jours ne bénéficie qu’à l’acheteur non professionnel. Un vendeur qui refuse de signer l’acte authentique après un compromis peut être contraint en justice à réaliser la vente, et condamné à des dommages et intérêts.

Qui choisit le notaire lors d’un achat immobilier ?

Chacun peut choisir le sien. L’usage veut que l’acheteur, qui paie les frais, ait voix au chapitre, mais le vendeur peut aussi mandater son notaire. Quand deux études interviennent, le montant total des émoluments ne change pas : les notaires se le partagent. Prendre votre propre notaire ne vous coûte donc rien de plus.

Les articles de la rubrique Acheter

À paraître dans cette rubrique

  • Offre d’achat immobilier : rédiger, négocier, se rétracterAcheter
  • Compromis de vente : rétractation, conditions, délais, désistementAcheter
  • Vice caché maison : délai de 2 ans, preuves et recoursAcheter
  • Taxe foncière 2026 : qui paie, calcul, exonérations et datesAcheter